DÉROULEMENT DU BILAN DE COMPÉTENCES


L’organisme de bilan est tenu de respecter le caractère confidentiel des informations que vous lui donnerez lors du bilan de compétences.
Les résultats du bilan vous appartiennent et ne peuvent être communiqués à un tiers sans votre accord.


Le Bilan de compétences nécessite environ 24 heures, se répartissant de la manière suivante:
- 6 entretiens individuels de 2H30 (soit un total de 15 heures)
- 6 à 12 heures de travail personnel


Il se compose de 3 phases : une phase préliminaire, une phase d'investigation,
une phase de conclusion

6 mois après la fin du bilan, un entretien de suivi vous est proposé gratuitement.



ÉTAPE 1


Expliciter le besoin de changement.
Nous initierons cette étape lors de l’entretien d’information sur notre démarche. C’est particulièrement important lorsque la personne exprime un ras le bol, lorsqu’on voit qu’elle est à saturation. On s’appliquera en pareil cas à faire le tri entre ce qui concerne l’activité elle-même “ qu’est-ce que j’apprécie ou pas dans mon travail ? ” et ce qui touche à l’environnement professionnel (relation avec les collègues, l’organisation de l’entreprise…). Qu’est-ce que j’attribue à l’environnement professionnel, au métier, à moi-même ? Il importe d’isoler ces éléments par rapport à une volonté de changement. Cela permet de construire la démarche de bilan sur des données concrètes. Cela peut amener la personne à se dire “ finalement moi je ne veux pas changer de métier ou d’entreprise, juste changer de service car j’ai pris conscience de ma manière de fonctionner avec les autres ”. En conséquence, il peut y avoir un écart entre les attentes que va formuler la personne au début du bilan et sa manière de voir les choses à l’issue de la démarche. Le facteur temps est très important. Il faut du temps pour que les choses cheminent, mûrissent, que la personne puisse réfléchir, analyser, exposer son projet à des professionnels, revenir se confronter au psychologue, discuter avec son entourage.



ÉTAPE 2


Une fois que l’on est clair sur les attentes du candidat, nous allons explorer son parcours de formation, ses expériences professionnelles et personnelles. Il s’agit de voir à travers ces différentes rubriques, comment la personne se présente, ce qu’elle valorise ou dévalorise. Par exemple, certaines personnes ne mettent rien ou presque dans la partie Formation parce qu’elles estiment que cela ne vaut pas le coup compte tenu de leur niveau d’études. D’autres au contraire privilégie leur cursus scolaire mais détaille très peu leur expérience professionnelle. Ensuite, nous demandons à la personne de commenter ce qu’elle a écrit ou dit et d’expliquer ses choix d’orientation aux étapes charnières de son parcours. Car finalement, le bilan se situe dans une logique de choix et cela permet de positionner la démarche dans cette logique et d’intégrer le fait qu’au terme du bilan, il faudra choisir, se fixer une direction. Dans un deuxième temps, nous procédons à l’analyse des expériences professionnelles et extra professionnelles. Le candidat expliquera le contenu de ses activités de manière suffisamment précise pour que le psychologue puisse se représenter les choses comme si il était à côté de lui. Nous utiliserons une grille d’analyse qui permet de décrire chronologiquement et pour chaque fonction occupée, l’environnement, les activités, les compétences spécifiques de l’activité et les compétences transversales. La personne fait un récit oral que nous notons. L’objectif est que la personne se concentre sur ces expériences afin que nous puissions lui renvoyer quelque chose de distancié par rapport à ce qu’elle a dit, ce qu’elle a vécu. Cette grille comporte un espace “ commentaires personnels ” où la personne peut donner ses impressions et faire des appréciations.
Ce document fait l’objet d’un travail personnel avant l’entretien suivant. L’auteur du bilan va ajouter des éléments qu’il a oublié, va souligner certaines informations et recoupements en terme de compétence. Il repart aussi avec une liste de trente adjectifs parmi lesquels il en retient dix qui le caractérisent le mieux. Il va ensuite la soumettre à des personnes de son entourage professionnel, familial afin de voir comment les autres le voient. Cela permet de travailler sur l’image de soi en comparant la façon dont la personne se décrit et la façon dont les autres la perçoivent. Suivant la problématique de départ, nous pouvons également travailler sous une forme de récit de vie ; l’idée étant, une fois de plus, que pour construire un projet pour demain, je ne fais pas table rase du passé mais je m’appuie sur mon vécu. Cela peut être pour les rétifs à l’écriture sous forme d’un récit, d’un dessin (un arbre par exemple avec d’un côté le parcours professionnel et de l’autre le parcours personnel). L’essentiel, quel que soit le support, est de faire ressortir les étapes importantes, les points communs entre des expériences qui paraissent à première vue éclatées. A ce stade, nous avons une idée plus claire du capital de compétences du candidat mais aussi de ses intérêts dominants, de ses motivations. Il va s’agir maintenant de dégager les éléments qu’il souhaite privilégier à l’avenir. C’est à partir de là que vont s’élaborer des brouillons de projets. Nous allons donc explorer la réalité de chacun des métiers ou fonctions identifiées. En quoi consistent-ils ? Quelles compétences requièrent-ils ? Dans quel environnement s’exercent-ils ? Ce travail d’exploration commence par les représentations que la personne se fait du ou des métiers évoqués et une étude documentaire. Elle se poursuit par une enquête sur le terrain. Le candidat va rencontrer des professionnels pour confronter son projet à la réalité. Cette démarche d’enquête s’élabore avec le psychologue. L’idée est donc de mettre les gens en situation d’agir, d’affronter des lieux qu’ils ne connaissent pas, de poser des questions, de reformuler, de préciser leur demande à chaque fois. A travers cette recherche d’informations, il y a la mise en œuvre de compétences nouvelles pour certaines personnes qui sont étroitement liées à la réalisation d‘un projet professionnel (prendre son téléphone pour décrocher un entretien avec un professionnel n’est pas évident et peut nécessiter un accompagnement sous la forme d’une construction de la trame de la conversation). L’intérêt de rencontrer un professionnel pour lui faire parler de son métier réside dans le fait d’avoir un retour d’expérience dans un environnement et un contexte précis. En général, les candidats reviennent avec le sentiment d’avoir réussi à faire quelque chose d’important et de renouvelable par delà le bilan.




ÉTAPE 3


Cette étape consiste à organiser et exploiter la masse d’informations récoltées. Nous disposons d’une part d’un profil (compétences, intérêts, valeurs, motivations) et de l’autre une ou deux pistes professionnelles. Le cas échéant, il s’agira de travailler sur les écarts entre les aspirations de la personne et les exigences du métier visé en terme de compétences. Un épisode de formation pourra être envisagé en lien avec le Conseiller Formation du FONGECIF. Nous travaillerons ensuite sur l’argumentaire du projet et sa présentation à travers le CV ; Le but étant que la personne puisse présenter son projet à un autre psychologue associé : Qu’est-ce qui m’a amené à entreprendre le bilan, quel est mon projet, sur quoi m’appuyer pour le mener à bien… L’objectif est double: d’une part mettre en forme et en mots le projet; ce qui permet de commencer à se l’approprier; d’autre part, cela permet de s’entraîner dans un lieu neutre, où il n’y a pas d’enjeu, à faire passer un message face à un interlocuteur qui pourra être plus tard un responsable du personnel, un recruteur, un Organisme de Formation…Cela permet au psychologue de jauger le degré de maturité de la personne par rapport à son projet mais plus encore d’identifier les étapes à mettre en œuvre pour que le projet aboutisse. Ces éléments alimenteront une partie de la synthèse finale remise à la personne. Ce document reprend l’ensemble des étapes de la démarche dans la perspective du projet professionnel de son auteur : circonstances du bilan, pistes d’évolution, points d’appui au projet, étapes et moyens de mise en œuvre… C’est un travail de rédaction en commun. Au final, on peut choisir de faire un bilan avec, à la base, de grandes idées de changement puis, au cours de la démarche, en analysant son parcours, son vécu, sa situation, se rendre compte qu’il y a certains points à négocier, certains aspects de sa vie professionnelle à réorganiser pour se sentir complètement à sa place. La guidance que nous proposons vise à harmoniser choix de vie et choix professionnels.